Je vais vous épargner la genèse de mon histoire d'amour avec The Divine Comedy . Trop long et pourtant très simple!
J'en arrive donc directement au concert d'hier soir au Botanique, à Bruxelles - la salle où je l'ai vu le plus souvent, c'est un habitué.
Cela fait quelques années que j'ai quand même un peu décroché (shame on me!) et mon dernier concert (ever) datait de l'album "Absent Friends" aux Arènes de Cimiez, à Nice, en juillet 2004. J'ai d'ailleurs eu mon autographe de Neil ce soir-là :-) Une vraie ado...
Donc, quand j'ai vu qu'il faisait une date à Bruxelles, mon sang n'a fait qu'un tour et j'ai pris, non pas un billet, mais deux billets car Steph, bien qu'il ne connaisse pas ou quasiment pas, a manifesté son désir de découvrir. Nous sommes ensemble depuis 3 ans mais je n'ai jamais essayé de faire du "prosélytisme hannonien". "The Divine Comedy", ça ne s'écoute pas comme la radio, ça se découvre, ça s'apprivoise et ça se savoure...
Nous arrivons un peu en avance pour récupérer nos tickets et là, je vois Neil et sa nouvelle girlfriend Cathy Davey, la chanteuse qui fait la première partie, en train de manger tranquillement dans le snack du Botanique. Toujours aussi cool et décontracté! (ceci dit, j'ai eu un choc d'apprendre qu'il avait divorcé d'Orla au bout d'une dizaine d'années de mariage... Bref, ça c'est pour les potins, je sais que Pascale me lira, c'est un clin d'oeil pour elle!)
Le concert commence à 20h10 et c'est donc Cathy Davey qui s'installe à la guitare. On ne connaissait pas du tout, mais c'était très chouette. Elle a une voix un peu à la Lisa Ekdahl et à la Katie Melua, une jolie voix, quoi. Malheureusement, au bout de quelques chansons, elle casse une corde de sa guitare et le roadie, au lieu de la lui changer, lui rapporte la guitare de Neil et là... déconcentration totale. Elle n'aime pas cette guitare, elle joue trop fort. La pauvre, la magie s'en est allée... Attention, je ne dis pas que c'était nul, mais elle a perdu le fil.
Néanmoins, on a décidé d'acheter le dernier CD pour mieux faire sa connaissance.
Neil arrive sur scène vers 21h, en costar cravate, avec un chapeau melon à la Magritte (pas fait exprès pour Bruxelles, cependant, même s'il dit le contraire à la fin du concert!) et un sac en cuir fourre-tout genre cartable de médecin.
On dirait un représentant de commerce qui va nous faire son article.
Il s'installe au piano et là, c'est parti pour 1h30-1h40 de show. Il joue seul pour la première fois sur cette série de concerts. Je me demande comment cela va être alors que je l'ai toujours vu avec des musiciens....
Evidemment, il chante de nombreuses chansons de son nouvel album "Bang goes the Knighthood" (je l'avais écouté deux fois, je ne connaissais pas les paroles, mais ça ne m'a pas empêché de bien rentrer dans le spectacle).
Puis, il enchaîne à la guitare avec des morceaux plus anciens, mais vraiment anciens, des tous débuts, quoi! (là, je connais bien les paroles alors je me lâche!). Je les aime tellement, ces vieilles chansons que, sans rire, elles font toutes partie de ma playlist sur mon Ipod quand je vais courir et que je veux être dans ma bulle.
Retour au piano pour une reprise délirante et enflammée de "Don't you want me" de Human League. Neil aime bien les reprises des 80s. Tout comme moi, c'est un ado des 80s. Le public se prend au jeu, enfin, les vieux de la vieille comme moi :-) Extra!!!
Et puis, c'est une alternance de vieux morceaux et de chansons récentes avec beaucoup de rigolade, de discussion avec le public. Il est cool pour ça, Neil, ça fait partie du spectacle, son public fait partie du spectacle.
Pour moi, deux moments très forts: "A lady of a certain age" à la guitare et "Our Mutual Friend" au piano. Les poils hérissés sur la peau, les larmes aux yeux, bref, c'est juste beau. Y a pas à dire, ce gars, il sait écrire des chansons!
Quand je pense à toutes les m... qui passent à la radio, bref, c'est un autre débat!
Le concert se termine sur un éblouissant et tournoyant "Tonight we fly" et deux rappels. Mais au troisième rappel, alors qu'on s'excitait tous comme des malades pour qu'il revienne, il n'est pas revenu...
Il est donc temps de sortir de ma bulle bourrée d'endorphines musicales (dur de redescendre sur terre!) et là, je demande enfin à Steph ce qu'il en a pensé et il me dit "C'était super, le concert était beau, les textes sont magnifiques et il a une super voix! On y retourne dès qu'il revient!"
Je n'ai donc qu'un mot à dire à Neil ou plutôt deux: Bravo et merci!