lundi 31 mai 2010

Les 20 kms de Bruxelles 2010: version courue

Certains ont pour rêve, quand ils débutent la course à pied, de faire un grand marathon : Paris, Londres, New-York, par ex. Le mien était beaucoup plus modeste : je voulais courir les 20 kms de Bruxelles depuis qu’en 2000, je suis allée applaudir certains de mes amis à l’arrivée, alors qu’il faisait déjà, cette année-là, un temps pluvieux d’automne. Ceci dit, le fait d’en rêver ne m’avait pas spécialement poussée à courir sérieusement. Je faisais quelques petits footings dans le Parc du Cinquantenaire, mais seulement histoire de me dire que je faisais un peu de sport...

En 2008, à mon retour à Bruxelles, j’ai du poids en trop. Je dois me remettre au sport. Ma copine traductrice MC me dit qu’elle s’est mise à la course à pied et qu’elle souhaite faire la Parisienne en septembre 2008. Elle s’y est mise très sérieusement en achetant le matos qui va bien et tout, en faisant le programme Start to Run qu’elle finit par m’envoyer.

Je débute en mars 2008 le programme pour courir 5 kms. Il est trop tôt pour se lancer sur le 20 kms cette année. Ce sera donc pour l’année 2009.

Si vous avez bien tout suivi, vous savez que l‘édition 2009, je n’ai pas pu la courir car j’étais blessée et que mon doc du sport m’en avait dissuadée. Je l’ai donc marchée. Ce fût une superbe expérience et inconsciemment, je crois que j’ai mémorisé et aimé tout le parcours en me disant que tôt ou tard, j’aurai ma revanche et pourrai les courir.

Mars 2010 arrive, je m’inscris avec la joyeuse équipe de CAF. Cela fait longtemps que je n’ai pas suivi d’entraînement régulier et construit. 8 semaines avant la date, je ressors du placard le plan d’Eric 2009 et c’est parti avec un objectif raisonnable pour moi (qui ai toujours un bobo quelque part) de 2h30. Comme vous le savez, je vais le suivre quasi religieusement parce que je ne suis pas une aventurière, moi! Et puis, j’ai une tendinite au fascia lata droit en dépit de laquelle j’ai décidé de continuer à m’entraîner coûte que coûte.


LA COURSE

Avant de prendre le départ, j’appelle mon copain pour lui dire que je démarrerai sans doute vers 15h30 et que donc, je devrais, si tout va bien, arriver vers 18h. Je lui dis surtout de ne pas venir m’accueillir à l’arrivée s’il pleut des trombes d’eau. C’est pas parce que je me tape des délires de sportive que je dois absolument l’obliger à venir me voir et être trempé jusqu’aux os... Disons qu’une fois, ça suffit (cf la Ladies Run 2009)! Je coupe alors mon portable, branche mon Ipod et mets mes écouteurs sur les oreilles. Je veux faire ma course alors je dois me préparer à la faire seule (mais avec tant de coureurs, l’est-on jamais...)

Le coup de feu est donné, je passerai la ligne de départ à 15h22 exactement et paf, j’enclenche le chrono. Je pars doucement avec Pascale et Maria, mais mes jambes ont envie de courir et j’ai envie de voir où elles peuvent m’emmener après 8 semaines sérieuses de prépa.


Donc, je les quitte dès la Rue de la Loi et le premier kilomètre. Je me sens bien avec ma musique dans les oreilles, le ciel s’est éclairci comme par magie et je sens que j’ai le moral au beau fixe. Et les kms défilent. Je craignais les pavés sur le trajet entre le Palais Royal et le Palais de justice, mais tout se passe nickel. J’ai ma petite bouteille de sirop Teisseire sport (merci Calou !) et je bois quelques gorgées parce que franchement, il fait vite chaud quand on court!

Avenue Louise entre le km 3 et le km 6: 3 tunnels qui, au départ, me font un peu peur, mais ils descendent bien et à chaque partie de descente, je me lâche. Mon cardio est bon. Je suis cool. Lors des remontées des tunnels, je m’accorde à chaque fois une minute de marche et j’ai bien fait parce que cela me permet de repartir de plus belle. Je fais même le 5è km à 10,2 kms/h. Je vous avais dit que je n’avais pas arrêté de décision quant à "Cyrano-pas Cyrano" et je me dis que tant que je suis bien, je ne me coupe pas dans l’élan et je ne marcherai que quand c’est nécessaire.

Au km 6, on entre dans le Bois de la Cambre. J’ai des mauvais souvenirs de course dans ce bois et je sais aussi qu’il y a un peu de dénivelé. Mais il faut bien y passer de toutes façons. Entre le 6 et le 7, je vois Sophie que je pensais avoir laissée partir loin devant dès le départ. Je lui demande comment elle va et comme elle se sent bien, je décide d’ôter mes écouteurs et de faire la suite de la course avec elle. Je suis étonnée de pouvoir être à plus de 8 kms/h et de pouvoir discuter avec elle facilement. Mon GPS ne donnera pas du tout les mêmes distances que son accéléromètre, mais nous passons le km 10 et le tapis de chrono en 1h13’50. Je me dis que ça augure bien pour un chrono final de 2h30.

Sophie m’explique que si elle arrive à passer sous les 2h30, son mari lui offre une nouvelle paire de runnings. Je garde tout le temps cette idée à l’esprit pour nous motiver. Vers 1h23, on se dit que Marianne a dû passer la ligne d‘arrivée (les cafeuses du jour comprendront !) et à 1h25, Calou aussi.

Entre le 10è et le 12è km, ça monte encore un peu et à partir de la Chaussée de la Hulpe (entre 12 et 13), ça commence à bien descendre. Je dis donc à Sophie qu’il faut en profiter pour lâcher les chevaux car dans ma tête, je visualise très bien la côte de Tervuren qui va nous couper les pattes à coup sûr. Mais, mon genou commence à couiner au km 13 et j’ai un peu faim et surtout une soif d’enfer. Je sors mon premier morceau de pain d’épice de la journée et le mange sans marcher. Il va me redonner le coup de fouet que je souhaitais. Le prochain ravitaillement en eau est loin après celui des boissons isotoniques (que je ne prendrai pas tellement je trouve ça sucré). Il arrive au 15è km, vers le carrefour Hermann Debroux. Nous sommes légèrement en train d’accuser le coup, Sophie et moi, du boulevard du Souverain qui est long et apparemment plat mais pas tant que ça.

Au-delà du 15è km, c’est l’inconnu pour Sophie vu qu’elle n’a jamais couru une distance plus longue. Alors, je sens que tout à coup, elle commence à ressentir de la fatigue. Mon coup de boost au pain d’épice a bien marché. Je me sens encore bien en forme. J’essaie de lui redonner un coup de fouet (il y a toujours les nouvelles runnings au- delà de la ligne d’arrivée!) et là, c’est moi qui me dis en passant le 16è (que de nouveau, comme dimanche dernier, je ne vois pas) que là, aussi pour moi, l’inconnu commence.

Or, la semaine dernière, je suis partie en reconnaissance du deuxième 10 kms et du coup, au-delà du 16è, je n’ai pas du tout d’appréhension vu que je me souviens parfaitement de tous les écueils qui m’attendent jusqu’à l’arrivée. A l’angle du Bd du Souverain et de l’Avenue de Tervuren, je préviens Sophie que d’ici peu, on va entrer dans le dur, le "vraiment dur" de tout le parcours. Je visualise très bien quelle est la partie de la côte qui m’avait semblée la plus ardue la semaine dernière, donc je me lâche sur la partie d’avant (et du coup, je lâche aussi Sophie) et en dépit d’un début de côte, je cours le plus vite que je peux. Puis, je me mets à marcher trois minutes parce que je sais que de toutes façons, courir à cet endroit me crèverait plus qu’autre chose sans avoir d’impact sur ma vitesse moyenne.

Sophie ne s’est pas arrêtée de courir et elle me rattrape pendant que je marche, mais sans vouloir parler pour elle, je sens qu’elle est fatiguée et qu’elle force. Une fois que mes pulsations sont bien redescendues, je lui dis que je me remets à courir et je relance. Là, les kms 19 (8,5 kms/h) et 20 (9 kms/h) vont défiler assez vite.


L’Arche est là bien devant moi, mon cardio est un peu haut, je décide de ralentir car je sais qu’il reste une petite côte et quelques mètres en pavé avant de franchir le tapis d’arrivée. Sur la dernière ligne droite avant le parc, je croise Lolotte en sens inverse et je lui envoie mon plus beau sourire pour bien lui signifier que tout va bien. Et à l’entrée du parc, les quelques derniers mètres, je veux les faire en sprintant quitte à voir le cardio s’envoler. Je les ferai finalement à 10 kms/h environ, à 204 de FCM.


Je passe la ligne d’arrivée avec un petit frisson de plaisir, pas du tout d‘envie de pleurer et une pensée pour Mme T. comme je le lui avais promis. Simplement heureuse d’avoir réussi mon pari avec moi-même. Et là, je vois que mon copain est là de l’autre côté de la barrière. Il m’a prise en photo sur le sprint final et peu après l’arrivée. Je sais aussi qu’il est fier de moi.

Selon le chrono officiel, j’ai parcouru environ 20,36 kms en 2h30 et 59 secondes (temps inscrit sur mon diplôme) avec une vm de 8,11 kms/h. Je considère donc mon objectif atteint.


Je récupère ma médaille et là, je vois Sophie arriver qui me dit très vite qu’elle ne se sent pas bien. On va rejoindre tout le monde au vestiaire, on se congratule ou se console mutuellement et je dis à bientôt à tout le monde. Je suis surtout profondément triste de savoir que Calou a été tellement mal en point sur le deuxième 10 kms et qu’au final, elle a franchi la ligne juste une minute avant moi. Si j’avais su, j’aurais eu une raison supplémentaire pour speeder et la rejoindre pour passer la ligne d’arrivée avec elle. Du coup, quelques instants, j’ai trouvé ma joie indécente. Excuse-moi Calou, mais en même temps, je sais que tu me comprends...

Et mon copain et moi rentrons à pied à la maison. Je n’ai pas eu le temps de m’étirer après la course, alors je me dis que ces petits kms de marche ne peuvent me faire que du bien. Je suis contente, je suis bavarde comme une pie, je refais la course dans ma tête. Et surtout, je me dis que modestement, à mon échelle de petite coureuse sans prétention, j’ai réussi à courir la course mythique (pour moi) des 20 kms de Bruxelles. Et je suis fière de moi.

Conclusion: le plan a été efficace. Cela ne sert effectivement à rien de parcourir en entraînement toute la distance avant le jour J, mais j’ai bien fait de faire au moins 16 kms en sortie longue. Là où je crois que j’ai été assez "fute-fute", c’est de faire le deuxième 10 kms en reconnaissance. A aucun moment, je n’ai eu peur ou je n’ai dû faire appel à mon mental pour tenir jusqu’au bout, je n’ai pas vraiment eu de coup de mou à part un petit creux au 13è km.

Du coup, la distance ne me fait plus du tout peur. Tellement plus peur que je viens de m’inscrire aux 20 kms de Paris le 10 octobre pour faire un we CAF à la capitale (ceci me donnant aussi l’occasion d’aller y voir mes meilleurs amis et mon frérot).
Dites donc, pas facile d’écrire un compte-rendu de course. Je suis sûre que j’ai oublié pleins de choses... Et déjà au moins merci à tous ceux qui m’ont soutenue et encouragée pendant ces dernières semaines.

PS: vous remarquerez que je ne me suis pas apesantie sur mon genou. Je remercie la pluie d’avoir fait la grève pendant quasi toute la course et d’avoir même permis au soleil de se montrer par moments. En revanche, depuis hier soir, je ne peux pas faire comme si je n‘avais pas de genou droit... Donc, maintenant, repos CAP. Reprise du VTC mercredi ou jeudi si le temps le permet et on verra pour la suite... La page des 20 kms de Bruxelles 2010 est tournée, ça me fait déjà tout bizarre...

PPS: en faisant des calculs savants, je m'aperçois que si le parcours avait effectivement fait 20 kms tout rond, je terminais en 2h28... Dommage! Next time!

Les rencontres Courir au Féminin du week-end à Bruxelles

SAMEDI

D’abord il y a eu pour moi la rencontre avec Calou que j’ai cherchée à la Gare samedi après-midi. Un petit moment (quelques secondes pas plus) d’appréhension et la glace est brisée (y en avait pas beaucoup, faut dire !). On parle beaucoup de CAP évidemment et de la course de dimanche, mais au final, on parle de tout. Il faut dire aussi que nous avons eu pas mal d’échanges très persos, Calou et moi, par e-mail, au cours des deux dernières années, ce qui veut dire que la confiance mutuelle est là. Cela me rassure et me fait plaisir de m’apercevoir que la personne que je rencontre en chair et en os est fidèle au ressenti que j’en avais depuis le temps que je la cotoyais sur CAF. Merci Calou d’être ce que tu es, avec tes forces et tes failles. Moi, c’est comme ça que je t’aime en tous cas.

Sonia(Pilou), Marianne(Diabolo) et Sophie (Svip)

A 18h, nous avions rendez-vous avec une grosse partie de l’équipe CAF au Roi d’Espagne, sur la Grand Place. L’idée de départ était de prendre un verre en terrasse, mais il fait froid, il pleut et le temps a été comme ça pendant presque tout le week-end, dur dur! Je me réjouis de rencontrer ceux que je ne connais pas et de revoir les têtes connues des Cafeuses belges. Je ne vais pas mentir, je me réjouis surtout de rencontrer Sophie alias SVIP avec qui, depuis deux-trois mois et dans la perspective de ces 20 kms, nous avons beaucoup échangé sur nos prépas, nos craintes de débutantes mais aussi sur des thèmes plus persos via nos blogs respectifs. En fait, pour être sincère, même si je suis souvent l’organisatrice des rencontres à plusieurs, je ne suis pas toujours à l’aise quand on est "trop" nombreux. J’attendrai donc un peu plus tard et surtout dimanche pendant la course pour faire sa connaissance. Et je n’ai pas été déçue. Pendant ce drink, nous avons eu droit à une séance mémorable de pose de vernis violet assorti à nos beaux maillots CAF. En fait, on est tellement cools à papoter qu’on oublierait presque le rdv au restau.

Babou qui se fait vernir les ongles par Calou :-)

Départ direction le rond-point Montgomery en métro où au passage, (soyons fous!)je fais voyager la joyeuse troupe en fraude sans ticket! Arrivés au restau, tout le monde est presque là: la famille Bertin au grand complet, Natacha et son mari, Lolotte, et Dirk et Maria qui arriveront peu après nous. Pascale alias Pamelle m’a appelée et ne viendra pas manger avec nous: elle n’est pas en grande forme et stresse bien pour demain.

Sonia et Calou

Lolotte à gauche et Stéph, Cécile et Babou de l'autre côté

Dirk, Maria et FredM

Corentin (le mari de Natacha), Natacha et Lolotte à gauche et Steph en face

Calou et Marianne

Nous passons une bonne soirée tous ensemble. Evidemment, nous n’avons pas vraiment la possibilité de parler tous les uns avec les autres, mais l’esprit convivial est là donc pas de souci. La séance de vernis continue (y a pas de raison que l’une d’entre nous passe au travers des mailles du filet...). Les assiettes de pâtes sont copieuses mais pour ma part, je déplore le peu de sympathie du service. Et je dois dire que ma crème brûlée était bof, d’ailleurs, elle me restera sur l’estomac une bonne partie de la soirée et de la nuit. Tant pis pour moi, j'aurais dû prendre une glace :-)

Mes tagliatelles aux légumes

Vers 22h, nous nous séparons et Calou et moi rentrons à pied à la maison. On ne se couchera pas trop tard, parce que quand même, le lendemain, on a deux choses importantes à faire: chercher Marilyn et Stephany à la gare et l’aprem, courir 20 kms...


DIMANCHE

Levées vers 8h, nous prenons un petit-déj assez copieux sans être pantagruélique. On ne se met pas la pression quant aux horaires car on sait qu’on a quand même le temps avant d’aller à la Gare du Midi. On se prépare tranquillement sauf que bon, on ne sait pas comment s'habiller avant de partir: tenue ou pas tenue de CAP? on prend nos vêtements de pluie ou non? Calou prend son sac ou pas? Car, il fait un temps pitoyable: pluie, froid et vent... Du coup, je commence quand même à me demander comment ma course va se dérouler si la pluie intense continue à tomber... Mais cette question peut attendre...

A 10h30, on retrouve Marilyn et Stéphanie. Quel plaisir encore de rencontrer en vrai les deux copines inséparables (ou presque) de Seine et Marne! C’est bizarre, les rencontres CAF, on dirait presque que les personnes se connaissent pour de vrai depuis longtemps. Du moins, c’est le sentiment que j’ai envers le site tel qu’il était il y a quelques temps encore. Il me semble désormais que l’esprit d’origine n’est plus ce qu’il était ... En tous cas, il a permis de tisser des liens sincères entre nous et c’est déjà beaucoup.

A 11h15, nous avons rendez-vous avec Marianne, Babou, Sophie et Frédérique qui ont logé chez Marianne (et ses deux bébés chats), ainsi qu’avec Stéphane. Il fait un temps horrible... Heureusement que tout près du lieu de départ de la course, une brasserie est déjà ouverte et propose un lunch spécial coureurs: des tagliatelles en sauce tomate (mais bonne, bien fraîche) et un blanc de poulet grillé. On restera là quelques heures à se réchauffer, discuter, attendre et observer le ciel et ses transformations. Maria et Dirk nous rejoignent également.

Après le repas et les cafés, je reste sur place pour accueillir Pamelle alors que tous les autres vont se changer et déposer leurs affaires au vestiaire. Nous finissons par tous nous retrouver et retrouver Cécile pour les photos de groupe qui donnent lieu à de belles séances de rigolade. Et après, nous nous séparons pour aller chacun et chacune dans nos sas de départ respectifs.



Je suis dans le sas de Marianne, Sophie, Maria et Pascale. Heureusement il y a du monde et cela permet de résister au froid et au vent. Pour la pluie, c’est moins efficace... Pascale me dit qu’elle a autant peur que pour un exam, je lui réponds que j’ai beaucoup plus peur que pour un exam :-) Je la préviens quand même que, en cas de grosse pluie et de genou qui coince (frotte, se tord, bref me fait trop mal), je déciderai d’abandonner et je lui enverrai un sms pour la prévenir. Comme quoi, ce n’est pas du tout une possibilité que j’exclus...

Mais, étonnamment, mon cardio reste bas et finalement, je crois que pendant les quelques minutes qui me séparent de la ligne de départ et qui servent d’échauffement, j’ai déconnecté mon cerveau. En fait, à ce moment-là, je sais que je suis là pour en découdre avec les kilomètres et que je ne veux pas faire marche arrière. Et pendant l’échauffement de 500 m, je me sens heureuse et souriante et surtout, j’ai TRES ENVIE d’y aller!

PS: Merci à Babou pour les photos de groupe!

jeudi 27 mai 2010

Semaine 8/8: voilà, c'est fini...


Mardi: sortie de 44’ en endurance. Total: 5,18 kms. Vm de la sortie totale: 7,1 kms/h. Fait déjà très chaud dès 10h du matin. Au secours! Cette fois, je suis partie avec ma bouteille d’eau que je vais descendre en entier. Encore une séance "sans" au niveau des sensations et mon genou droit est douloureux. Mais quand est-ce que ça va s’arrêter?? Et y a rien à faire, mais l’endurance, lui comme moi, on n’aime pas. Je trouve ça beaucoup plus fatigant que de courir plus vite.

Mercredi: overdose de ces 20 kms et coup de bourdon. Il pleut des cordes dehors (pas bien!), la température a chuté de dix degrés au moins (beaucoup mieux!). J’appréhende la pluie dimanche qui signifierait une course vraiment difficile voire compromise pour moi. Je relativise toute ma prépa, je suis d’une humeur de dogue toute la journée. Mais après une petite sieste, ça va mieux. Je n’en reviens pas d’être aussi sujette aux changements météo et à mon état de fatigue.

Jeudi
: 26’ en endurance avec 4-5 accélérations. Total: 3,52 kms. Vm de la sortie totale: 8,1 kms/h (avec des pointes à 12,6 kms/h). C’est agréable de courir avec un temps comme ça. Temps frais mais ciel dégagé. Des tiraillements partout mais dès que je prends de la vitesse, ça va mieux.

Bilan de la semaine 8: 1h10 pour 8,7 kms de CAP, 700 calories dépensées.

Plus de sortie avant le 30 mai et les fameux 20 kms de Bruxelles !

Bilan de la prépa: 49 kms de VTC en 2h57 (pour remplacer la 1ère séance du plan, car mon TFL à ce moment-là est encore beaucoup trop douloureux) et 153,13 kms de CAP en 21h14 et 22 séances. 12 480 calories dépensées.
Mis à part la toute première séance, je n’en ai loupé aucune. Je n’ai pas toujours respecté à la lettre le plan fait par Eric car je me suis rajoutée quelques minutes d’allure semi à la place de longues minutes ennuyeuses d’endurance. Et côté bobos, ma tendinite au genou droit est toujours là, même si j’ai réussi à la dompter tant bien que mal pour qu’elle reste en sourdine le plus possible.

On est à J-3!!! Maintenant, c’est repos!

Samedi soir: big pasta party avec quasiment tous les coureurs de l’équipe CAF. Je prendrai des photos et en mettrai ici pour ceux qui viennent y jeter un oeil.

Dimanche: THE course ! Je n’ai toujours arrêté aucune stratégie de course (j'me la joue un peu, ok!) sauf de bien laisser partir le gros troupeau de coureurs avant de me lancer sur le bitume pour pouvoir respirer dans les tunnels de l’Avenue Louise et aussi pour être plus cool sur ma course. Ce qui compte de toutes façons, c’est le chrono de départ et le chrono d’arrivée que ma puce donnera. Quoiqu’il en soit, quoiqu’il se passera, je suis au moins contente d’avoir mené à bien ma prépa cette année. La satisfaction du devoir accompli...

Haut les coeurs, advienne que pourra, alea jacta est... et comme dirait notre ami Drucker, vivement dimanche !

dimanche 23 mai 2010

Semaine 7/8: on y est presque...

Lundi: sortie de 50 minutes répartie en 20’ d’endurance (vm: 7,2 kms/h), 8 minutes à FC semi (vm: 8,2 kms/h), 4 minutes de récup (vm: 6,3 kms/h), 8 minutes à FC semi (vm: 8 kms/h) et 10 minutes de récup (vm: 6,8 kms/h). 50 minutes pour 6,13 kms, vm de la sortie totale: 7,4 kms/h. Temps sympa, du soleil, une température un peu fraîche: le TFL est aux abonnés absents.

Dans la nuit de lundi à mardi, mon genou droit se réveille et me réveille en pleine nuit. Je ressens aussi des douleurs aux tibias comme il y a deux ans quand j’avais des microfissures. .. Apparemment, les bobos inattendus font partie de la prépa, c’est le syndrome pré-course... Soit ! A partir de mardi et jusqu’à dimanche midi, j’ai de la visite à la maison : ma belle-mère et son copain. Pas de tout repos, vous pouvez me croire...

Jeudi
: sortie de 50’ en endurance. Total: 6,02 kms. Vm de la sortie totale: 7,2 kms/h. La chaleur est de retour sur Bruxelles. Je suis partie sans eau, résultats: maux de tête au bout de 10 minutes, mais bon, je continue, je ne suis pas une chochotte. Le bilan est quand même très moyen: je suis fatiguée, je le sens et les sensations sont bofs. J'ai mangé un sacré couscous aux brochettes de boeuf ce midi... Une séance sans, ça arrive... Cependant, le genou droit et les deux tibias sont restés docilement calmes pendant ma sortie. C’est au repos que je les sens le plus... Cherchez l’erreur ou plutôt, non, ne cherchez pas!

Dimanche: 1h16’30" en conditions de course. Total: 10,6 kms. Vm de la sortie totale: 8,3 kms/h.

Cette sortie est une expédition punitive contre les kms. Je pars vers 9h de chez moi, je prends le tram en direction du Bois de la Cambre pour rejoindre le km10 et faire le deuxième 10 kms en conditions réelles. Le tram ne m’arrête pas où je pensais, je ne sais plus vraiment où se trouve ce fameux km10.
Je commence à courir vers 9h30 sur la superbe avenue Franklin Roosevelt avec toutes ses Ambassades et ses résidences luxueuses et je dois admettre qu’il fait déjà chaud.
Je suis partie avec une bouteille d’eau de 50 cl et 3 tranches de pain d’épices. Et j’ai décidé de tester ma tenue de dimanche prochain. RAS: le t-shirt se comporte très bien. Adopté!
Arrive enfin le km 10, ok, je suis dans le bon sens de l’Avenue :-) (je n’ai aucun sens de l’orientation). Les kms défilent tranquillement de 10 à 13, je m’arrête vers 23’30" pendant 1 minute pour boire et manger une tranche et je repars. Ça descend essentiellement sur toute la Chaussée de la Hulpe et ensuite, c’est plutôt plat sur tout le bd du Souverain. Je cours environ à 8,5 kms/h, ce qui est rapide pour moi. J’ai chaud et contrairement à la semaine prochaine, la circulation n’est pas coupée. Faut donc slalomer pas mal et il y a des travaux sur tout le boulevard ...
Je ne vois pas le km 16, mais je sais que le km 17 se rapproche car il y a le croisement entre le bd du Souverain et l’avenue de Tervueren (la fameuse) à l’horizon... Et effectivement entre le km 17 et le km 18,5 (à la louche), cette fameuse Avenue de Tervueren monte bien. Je commence à avoir des frissons, j’ai chaud, je décide donc de marcher 3 min (entre 54 et 57 min), de manger une deuxième tranche et de boire une petite gorgée, car il ne me reste plus grand chose à boire.
Au Rond-Point Leopold II, ça redescend pour rester plat quasiment jusqu’aux 400 m avant l’arrivée où je décide de sprinter, tout comme j’espère le faire dans une semaine. Et, en passant sous l’Arche, je coupe mon chrono et je m’aperçois également que ma FC est à 206 !!! (suis repartie pour devoir tout recalculer car jusqu’à maintenant, le max que j’avais vu était 200).

Conclusion de la sortie: je sais que le premier 10 kms est beaucoup plus pénible et en côtes que le second, je n’ai quasiment pas marché sur 10,6 kms, donc pas de Cyrano, cette fois. Je crois que je peux dire adieu aux 2H30. Maintenant, il faut que je réfléchisse à comment gérer la course entière et surtout comment aborder la première partie du parcours sans me griller et aussi finir en moins de 2h35 quand même... Cyrano ou pas? A quelle fréquence? S'arrêter pour marcher quand le besoin se fait sentir et pas avant? Sais pas...

Bilan: 3h pour 22,85 kms de CAP, 1900 calories dépensées.

Je passe au-delà des 8 kms/h en allure semi, c’est plutôt bon signe pour la petite tortue que je suis. Et j’ai même couru une bonne partie de ces 10 kms à 8,5 kms/h!

Voilà, on est à l’orée de la semaine 8 qui sera light, pour "faire du jus" comme on dit et être le plus frais possible le jour J.
La grande question reste quand même: je cours un peu cette semaine 8 ou je mets totalement mon genou au repos?
En tous cas, là où il n’y a pas de question, c’est qu’on est bien J-7 !!!

samedi 22 mai 2010

El mundo es un pañuelo...

En vf, mot à mot, le monde est un mouchoir, mais surtout "le monde est petit".
Que je vous explique...
Hier et aujourd'hui, j'ai passé mes examens écrit et oral pour le Diplôme d'Espagnol comme Langue Etrangère (DELE), qui était au programme pendant ma pause-carrière.
Les écrits se passent bien, mais j'ai quand même regretté d'avoir suivi les conseils de mon ex-prof d'espagnol de mes cours à la Commission et d'avoir passé le niveau "Intermedio". Les exams ont été plus faciles que mon dernier exam de janvier à la Commission...
Bref, je passerai le niveau supérieur (nivel superior), ce qui était mon idée première, en novembre peut-être. Il n'y a que deux sessions par an: mai et novembre.

Mais, j'en arrive à mon anecdote du jour.
J'arrive pour passer mon oral. Déjà, j'ai le choix entre trois thèmes à préparer sur lesquels je vais devoir parler une quinzaine de minutes.
Je ne sais pas quels sont les 3 thèmes, car d'office, j'ai choisi "el trabajo en casa" (le travail à la maison) pour une raison évidente: mon expérience perso de traductrice en télétravail. Et je me dis que le hasard fait bien les choses car j'en ai à dire là-dessus.

Puis, j'arrive en salle d'examen et là, j'hallucine.
La prof qui va m'interroger, je la connais.
En fait, c'est la nana que j'ai formée sur mon propre poste dans le job que j'ai quitté en 2003 pour rentrer en France. C'est fou, la vie!
Avant de commencer, je lui dis tout de suite "Nos conocemos, no ?". "Si, si, me acuerdo muy bien de tù y ademàs, tenemos el mismo nombre". En effet, elle s'appelle Beatriz également.
On joue le jeu de l'oral, ça se passe bien.
Puis après, on se met à discuter très librement de ce qu'elle a fait ces 7 dernières années et moi aussi. Trop drôle !
L'autre correctrice qui était dans la salle a dû lui faire rappeler qu'elle avait d'autres candidats à recevoir :-)
Incroyable, non ?

Sinon, finalement, il se pourrait que les résultats arrivent en août-septembre.
Je ne suis pas spécialement pressée de toutes façons, mais je suis contente que ce soit passé.

La suite dépendra des résultats du concours passé en avril et surtout de l'autre concours qui sera publié en juillet: le concours de traducteur francophone.

Comme d'hab, la suite au prochain numéro !

jeudi 20 mai 2010

ça se concrétise: J-10!


Le voici, le voilà, mon t-shirt avec ma marque distinctive "Courir au Féminin". Suis trop contente !
En plus, le temps a l'air de se remettre au beau fixe, y a pas intérêt qu'il flanche d'ici 10 jours.

La suite au prochain billet !

samedi 15 mai 2010

Semaine 6/8 ou la semaine la plus chargée du plan

Lundi: sortie de 40 minutes répartie en 20’ d’endurance (vm: 7,4 kms/h), 10 minutes à FC semi (vm: 7,8 kms/h) et 10 minutes de marche rapide en récup (vm: 6 kms/h). Il fait moche mais sec, donc pas de bobo. Les FC restent aux niveaux requis. 40 minutes pour 4,76 kms, vm de la sortie totale: 7,15 kms/h.

Jeudi
: sortie de 45’ répartie en 30’ d’échauffement en endurance et 10x1’FC semi (entre 170 et 180)/30s de récup. Total: 5,55 kms. Vm de la sortie totale: 7,4 kms/h. Sortie faite dans la bonne humeur grâce à une nouvelle playlist sur mon Ipod... Je n’en avais pas changée depuis deux ans... Du coup, 4h et quelques de nouveaux morceaux qui arrivent dans mes oreilles comme de bonnes surprises et qui me donnent le sourire ! Rien de forcément très punchy ou dansant, mais des chansons que j’aime écouter...

Samedi: Parc du Cinquantenaire. Super beau temps: soleil, pas de vent, température agréable pour courir. Sortie longue de 2h02 pour 16 kms en Cyrano 17/2. Vm de la sortie totale: 7,86 kms/h. Cette sortie est définitivement la plus longue du plan. J’ai un peu changé mon fusil d’épaule avec les fréquences course/marche. En fait, comme je fais toujours le même tour de parc de 2,3 et qqs kilomètres, je sais que la côte de la Mosquée est casse-pattes, donc j’ai décidé de marcher systématiquement dans cette côte, ça coincide à peu près avec du 17/2.

Bilan: 3h27 pour 26,31 kms de CAP, 2040 calories dépensées.

Comme recommandé par les coureurs chevronnés, il ne sert à rien de courir la distance totale avant le jour J: les risques de trop se fatiguer et de se blesser doivent être minimisés. Les kilomètres manquants pour aller au bout des 20 kms de Bruxelles se feront donc au mental. Advienne que pourra... En attendant, je continue l’électrostimulation matin, midi et soir à raison de 40 minutes/séance.

Allez, plus que 2 semaines avant le grand saut dans l’inconnu ! Pourvu qu’il ne pleuve pas, pourvu qu’il ne pleuve pas...

Voici en photo, l’ami qui me sauve ma prépa depuis 6 semaines.



PS: il va de soi aussi que c'est la 1ère fois que je fais une sortie de 16 kms.

mercredi 12 mai 2010

Oviedo et Envol...


La photo parle d'elle-même...
Et maintenant qu'ils ne sont plus là, je peux vous dire qu'ils étaient tous deux délicieux, succulents, équilibrés dans les goûts, à tomber... et qu'ils nous manquent déjà...
La prochaine fois, on prend la version "maxi-gâteau" pour 6!

http://www.marcolini.be

Envol
: crème brûlée à l'orange, sabayon de chocolat noir du Venezuela, croustillant de dentelle de Quimper et praliné amandes-noisettes

Oviedo: sabayon de chocolat au lait parfumé au miel, crème à la vanille de Tahiti, socle de nougatine aux amandes et aux noisettes, le tout monté sur un biscuit vanillé meringué

lundi 10 mai 2010

Voilà le cake olives-bacon-emmental !


Pour changer un peu des cakes sucrés, j’ai voulu tester une vieille recette de cake salé de ma grand-mère. Je crois qu’il ferait très bien l’affaire pour un apéro, tel quel ou en muffins, mais je l’ai cuisiné pour le manger en plat principal avec une belle salade verte. Le cake entier comptabilise 1500 calories. Plus simple à faire, y a pas! Et maintenant que je l'ai goûté, je peux vous le conseiller sans problème!

RECETTE

Ingrédients (pour 6 à 8 personnes)

- 150 g de farine + 1 sachet de levure chimique
- 150 g de bacon en allumettes (celui de Herta est bien et pas gras)
- 100 g d’olives noires et vertes découpées en rondelles (ça existe déjà tout fait)
- 75 g d’emmental râpé
- 4 oeufs
- 10 cl de lait demi-écrémé
- 1 CàS d'huile d’olive

Préparation

- Faire préchauffer le four à 180°, càd thermostat 6.
- Mélanger dans une jatte les oeufs, le lait, la farine, la levure et l’huile d’olive.
- Incorporer les olives en rondelles, le bacon en allumettes et le gruyère.
- Verser dans un moule préalablement graissé (légèrement, hein !)
- Laisser cuire 45 minutes.
- Vérifier avec la lame d'un couteau qui doit ressortir sèche.
- Laisser refroidir avant de servir, il peut se manger tiède ou froid, mais chaud, je crains que ce ne soit un peu indigeste pour les estomacs fragiles.

samedi 8 mai 2010

Semaine 5/8: faut que ça tienne, faut que ça tienne !

Lundi: sortie de 38 minutes répartie en 20’ d’endurance (vm:7,2 kms/h ), 8 X 30/30 (vm:7,5 kms/h, mais je les ai faits très softs) et 10 minutes de marche rapide (vm: 5,4 kms/h en boîtant). 38 minutes pour 4,31 kms. (vm de la sortie totale: 6,8 kms/h). Ouille, ouille, ouille, la TFL se réveille avec force dès 10’ d’échauffement, disparaît un peu pendant les fractionnés et revient douloureusement pendant les 10 minutes de marche. Je suis un peu inquiète et reprends dare-dare l’électrostimulation. Il pleut, il fait très froid, je me demande si mon tendon ne serait pas sensible à l’humidité...

Mercredi
: sortie de 30 minutes d’endurance au sec pour 3,7 kms. Beaucoup de doutes avant d’y aller (j’envisage même de faire une heure de marche rapide à la place), mais mon tendon se fait silencieux pendant toute la sortie, il n’aime décidément pas la pluie. Vm de la sortie totale: 7,4 kms/h, à savoir +1,1 kms/h par rapport à mon endurance en début de plan. Contente, je suis !

Samedi: Parc du Cinquantenaire. Temps gris mais sec. Sortie longue d’1h48 pour 14 kms en Cyrano 18/2. Vm de la sortie totale: 7,7 kms/h. FCmoy un peu plus haute qu'en endurance, mais cette FC me convient bien. En revanche, à la fin de la sortie, dures dures les cuisses! Faut dire que c’est la première fois de toute ma vie que je cours 14 kms!!!

Bilan: 2h58 pour 22,01 kms de CAP, 1640 calories dépensées.

Bobos: retour de ma tendinite le lundi, apprivoisée tant bien que mal au cours de la semaine à coups d’électrostimulation à haute dose. Sérieusement, vous pouvez me dire où est passé le printemps???

Je continue à progresser en endurance et sur allure semi. L’objectif de 2H30 à l’origine de l’élaboration de mon plan par Eric ne me semble pas irréalisable à l’heure actuelle, mais tout peut encore changer.

Plus que 3 semaines, faut que mon genou tienne et qu’il fasse sec le jour J !!!!