D’abord il y a eu pour moi la rencontre avec Calou que j’ai cherchée à la Gare samedi après-midi. Un petit moment (quelques secondes pas plus) d’appréhension et la glace est brisée (y en avait pas beaucoup, faut dire !). On parle beaucoup de CAP évidemment et de la course de dimanche, mais au final, on parle de tout. Il faut dire aussi que nous avons eu pas mal d’échanges très persos, Calou et moi, par e-mail, au cours des deux dernières années, ce qui veut dire que la confiance mutuelle est là. Cela me rassure et me fait plaisir de m’apercevoir que la personne que je rencontre en chair et en os est fidèle au ressenti que j’en avais depuis le temps que je la cotoyais sur CAF. Merci Calou d’être ce que tu es, avec tes forces et tes failles. Moi, c’est comme ça que je t’aime en tous cas.
A 18h, nous avions rendez-vous avec une grosse partie de l’équipe CAF au Roi d’Espagne, sur la Grand Place. L’idée de départ était de prendre un verre en terrasse, mais il fait froid, il pleut et le temps a été comme ça pendant presque tout le week-end, dur dur! Je me réjouis de rencontrer ceux que je ne connais pas et de revoir les têtes connues des Cafeuses belges. Je ne vais pas mentir, je me réjouis surtout de rencontrer Sophie alias SVIP avec qui, depuis deux-trois mois et dans la perspective de ces 20 kms, nous avons beaucoup échangé sur nos prépas, nos craintes de débutantes mais aussi sur des thèmes plus persos via nos blogs respectifs. En fait, pour être sincère, même si je suis souvent l’organisatrice des rencontres à plusieurs, je ne suis pas toujours à l’aise quand on est "trop" nombreux. J’attendrai donc un peu plus tard et surtout dimanche pendant la course pour faire sa connaissance. Et je n’ai pas été déçue. Pendant ce drink, nous avons eu droit à une séance mémorable de pose de vernis violet assorti à nos beaux maillots CAF. En fait, on est tellement cools à papoter qu’on oublierait presque le rdv au restau.
Départ direction le rond-point Montgomery en métro où au passage, (soyons fous!)je fais voyager la joyeuse troupe en fraude sans ticket! Arrivés au restau, tout le monde est presque là: la famille Bertin au grand complet, Natacha et son mari, Lolotte, et Dirk et Maria qui arriveront peu après nous. Pascale alias Pamelle m’a appelée et ne viendra pas manger avec nous: elle n’est pas en grande forme et stresse bien pour demain.
Nous passons une bonne soirée tous ensemble. Evidemment, nous n’avons pas vraiment la possibilité de parler tous les uns avec les autres, mais l’esprit convivial est là donc pas de souci. La séance de vernis continue (y a pas de raison que l’une d’entre nous passe au travers des mailles du filet...). Les assiettes de pâtes sont copieuses mais pour ma part, je déplore le peu de sympathie du service. Et je dois dire que ma crème brûlée était bof, d’ailleurs, elle me restera sur l’estomac une bonne partie de la soirée et de la nuit. Tant pis pour moi, j'aurais dû prendre une glace :-)
Vers 22h, nous nous séparons et Calou et moi rentrons à pied à la maison. On ne se couchera pas trop tard, parce que quand même, le lendemain, on a deux choses importantes à faire: chercher Marilyn et Stephany à la gare et l’aprem, courir 20 kms...
DIMANCHE
Levées vers 8h, nous prenons un petit-déj assez copieux sans être pantagruélique. On ne se met pas la pression quant aux horaires car on sait qu’on a quand même le temps avant d’aller à la Gare du Midi. On se prépare tranquillement sauf que bon, on ne sait pas comment s'habiller avant de partir: tenue ou pas tenue de CAP? on prend nos vêtements de pluie ou non? Calou prend son sac ou pas? Car, il fait un temps pitoyable: pluie, froid et vent... Du coup, je commence quand même à me demander comment ma course va se dérouler si la pluie intense continue à tomber... Mais cette question peut attendre...
A 10h30, on retrouve Marilyn et Stéphanie. Quel plaisir encore de rencontrer en vrai les deux copines inséparables (ou presque) de Seine et Marne! C’est bizarre, les rencontres CAF, on dirait presque que les personnes se connaissent pour de vrai depuis longtemps. Du moins, c’est le sentiment que j’ai envers le site tel qu’il était il y a quelques temps encore. Il me semble désormais que l’esprit d’origine n’est plus ce qu’il était ... En tous cas, il a permis de tisser des liens sincères entre nous et c’est déjà beaucoup.
A 11h15, nous avons rendez-vous avec Marianne, Babou, Sophie et Frédérique qui ont logé chez Marianne (et ses deux bébés chats), ainsi qu’avec Stéphane. Il fait un temps horrible... Heureusement que tout près du lieu de départ de la course, une brasserie est déjà ouverte et propose un lunch spécial coureurs: des tagliatelles en sauce tomate (mais bonne, bien fraîche) et un blanc de poulet grillé. On restera là quelques heures à se réchauffer, discuter, attendre et observer le ciel et ses transformations. Maria et Dirk nous rejoignent également.
Après le repas et les cafés, je reste sur place pour accueillir Pamelle alors que tous les autres vont se changer et déposer leurs affaires au vestiaire. Nous finissons par tous nous retrouver et retrouver Cécile pour les photos de groupe qui donnent lieu à de belles séances de rigolade. Et après, nous nous séparons pour aller chacun et chacune dans nos sas de départ respectifs.


Je suis dans le sas de Marianne, Sophie, Maria et Pascale. Heureusement il y a du monde et cela permet de résister au froid et au vent. Pour la pluie, c’est moins efficace... Pascale me dit qu’elle a autant peur que pour un exam, je lui réponds que j’ai beaucoup plus peur que pour un exam :-) Je la préviens quand même que, en cas de grosse pluie et de genou qui coince (frotte, se tord, bref me fait trop mal), je déciderai d’abandonner et je lui enverrai un sms pour la prévenir. Comme quoi, ce n’est pas du tout une possibilité que j’exclus...
Mais, étonnamment, mon cardio reste bas et finalement, je crois que pendant les quelques minutes qui me séparent de la ligne de départ et qui servent d’échauffement, j’ai déconnecté mon cerveau. En fait, à ce moment-là, je sais que je suis là pour en découdre avec les kilomètres et que je ne veux pas faire marche arrière. Et pendant l’échauffement de 500 m, je me sens heureuse et souriante et surtout, j’ai TRES ENVIE d’y aller!
PS: Merci à Babou pour les photos de groupe!