Après août, septembre et octobre difficiles mais en dents de scie, novembre a démarré un gros cran au-dessus: une visite chez le véto par semaine pour une injection, le poids qui monte un peu, mais redescend en pire à cause de diarrhées incessantes, l'appétit tellement variable qu'on commence à avoir vraiment peur....
Selon le véto, son véto, Sacha souffre d'insuffisance hépatique, maladie mortelle si son état général et donc son appétit ne s'améliorent pas. C'est déjà dur à accepter comme diagnostic, mais je me bats pour qu'il se maintienne le mieux possible.
Il va sans dire que je suis angoissée, malheureuse comme une pierre, que je pleure beaucoup et que je me sens impuissante. Sacha sera-t-il encore là à Noël?
Et puis je me dis "merde, quitte à y mettre beaucoup de sous, on va utiliser les grands moyens et aller le faire consulter par un spécialiste des maladies gastro-intestinales", car plus le temps passe, moins je comprends pourquoi son traitement ne fonctionne pas.
Mon idée était de louer une voiture et aller à l'hôpital universitaire vétérinaire de Liège. Le rdv est pris pour le 16 novembre...
Entre temps, on doit retourner chez le véto généraliste car Sacha ne mange de nouveau plus beaucoup càd quasiment rien, se vide des intestins, se déshydrate et je décide, lors de la consultation, de lui lâcher le morceau.
Y en a marre, je veux des examens approfondis, je veux une nouvelle prise de sang, je veux comprendre ce qui se passe, tout ce à quoi il me répondait que ce n'était pas utile pour le moment, qu'il fallait être patiente...
Non, mais où on va, bordel de merde, c'est moi qui paie les examens, que je sache!
La tristesse se transforme en rage et en colère...
Vendredi dernier, il accepte enfin de me faire une prescription pour aller faire une échographie chez une véto spécialiste, mais à Bruxelles. J'obtiens un rdv pour le 16 novembre à 15h et du coup, j'annule le rdv de Liège, évitant ainsi le stress d'un long voyage pénible à Sacha et aussi les dépenses de la location de la voiture. Je préfère utiliser les sous pour le soigner et le nourrir, si j'ai une autre solution.
J'attends des réponses de cette échographie, même négatives, mais je veux tout savoir.
L'échographe est super adorable avec Sacha, très attentive à toutes nos craintes et à nos questions. On restera chez elle près d'1h30.
Au vu des analyses de sang du mois d'août, elle n'aurait d'emblée pas conclu à une insuffisance hépatique, les dosages étant très légèrement au-dessus de la normale, mais rien d'alarmant ni de significatif... Déjà là, je tique...
L'échographie est quasi nickel sauf qu'elle constate une inflammation chronique au niveau de l'intestin, tu m'étonnes après tant de mois de diarrhées!
Et la bonne nouvelle: le foie est magnifique et sain. Le diagnostic de l'insuffisance hépatique est out.
Comme Sacha est hyper détendu, je lui demande de lui refaire une prise de sang même sans la prescription du véto généraliste afin de lever définitivement tous les doutes.
Et en effet, les doutes sont levés. La légère hausse des enzymes hépatiques d'août s'est amoindrie et était due à cette inflammation des intestins. Tous les résultats sont bons et logiques avec le diagnostic de l'échographe. Il s'agit d'une
infiltration inflammatoire de l'intestin qui lui fait tellement mal qu'il ne veut plus manger ou du moins qu'il hésite à manger.
Il faut commencer un nouveau traitement à base de
corticoides de longue portée...
Elle m'explique tout parfaitement bien et beaucoup mieux que mon véto, mais elle ne peut pas, elle-même, lui faire le traitement. Elle n'est pas habilitée et c'est aussi une question de déontologie.
Etant donné que nous avons déjà perdu 3 mois, dès hier soir et l'arrivée des analyses de sang, on redébarque chez notre véto pour qu'il commence le traitement.
A notre grande surprise, il nous dit qu'il est content de nous avoir proposé de faire cette échographie... On se demande si on entend bien ou si on ne rêve pas... En tous les cas, à aucun moment, il n'a reconnu qu'il s'était planté de diagnostic depuis le mois d'août... C'est une grosse déception car on lui faisait une confiance absolue.
Comme quoi, et ce sera ma conclusion, s'il y a moyen de demander un contre-avis, il ne faut pas hésiter à le faire.
Concernant Sacha, maintenant, il n'y a plus qu'à attendre de voir comment fonctionne le traitement. Je croise les doigts et reprends espoir, pas trop mais juste ce qu'il faut pour pouvoir destresser un peu.
Je remercie les personnes qui m'ont soutenue et celles qui me comprennent, celles qui m'ont aussi passé quelques commandes de tricot... le chemin est encore long, mais tant que l'amour est là...